Anneau des Sciences


A lire :


 Support de présentation réunion du 11 octobre 2019  ici  :








L’Anneau des Sciences repeint en vert

par Roland CRIMIER
Droit de réponse de L'écoclicot





2030 et l’illusion du véhicule propre :

c’est oublier que la fabrication d’un véhicule électrique représente une consommation d’énergie grise double d’un véhicule thermique,

C’est l’utilisation de métaux rares comme le lithium et le cobalt avec des chaines d’approvisionnement obscures, des conditions de travail déplorables et du travail d’enfants…

c’est oublier que le véhicule autonome multipliera l’échange de données dont le stockage et la gestion qui sont à la fois énergivores et intrusifs en matière de liberté individuelles.
C’est oublier que la pollution du véhicule n’est pas limitée aux émissions de gaz à effet de serre et de particules fines par la combustion thermique, mais la pollution par usure des freins, des pneus et des chaussées représente le tiers des micro-plastiques que l’on retrouve dans les océans.

C’est oublier qu’une évolution majeure du parc automobile vers des motorisations différentes prendra beaucoup de temps et que la gestion de l’air vicié des tunnels se fait par mise en surpression et refoulement dans des cheminées et aux entrées-sorties. Vous aurez noté que l’hôpital Lyon Sud, sa maternité, et ledit éco-quartier du vallon de hôpitaux bénéficient d’un échangeur, cherchez l’erreur !

Comment pouvoir affirmer que la création de l'Anneau des Sciences aura pour conséquence de moins de véhicules sur les voiries périphériques, alors que tous les spécialistes du domaine s’accordent sur le fait que créer des infrastructures routières favorise l’essor de la voiture, et induit des véhicules qui traboulent sur les voiries existantes pour rejoindre et quitter les accès à l’infrastructure majeure. L’AdS se situe en zone périurbaine dense où  au contraire les transports collectifs et autres modes doux ont toutes leurs légitimités.
La création d’une telle infrastructure de 14 km de long,  pour un coût de plus de 3 milliards d’euros représentera plusieurs millions de m3 de terre évacuée,  sera une atteinte à la biodiversité ; obérera les capacités budgétaires de la métropole à développer d’autres alternatives en matière de mobilité.

Comment trouver une once de transition écologique dans ce projet au vu de ces éléments ?
Enfin l’argument de l’utilisation de l’AdS par les transports collectifs est une piètre justification de type green-washing, nullement recommandée dans la conclusion de la commission du débat public contrairement à l’affirmation, confère p36 du compte-rendu "Des transports collectifs sur le TOP une proposition controversée"  "une liaison de rocade sur la totalité du parcours parait peu pertinente compte tenu du faible nombre d'arrêts possibles..." (cf : cliquez ici).
En effet pourquoi dépenser plus de 3 milliards alors qu’il suffit de faire circuler un transport collectif en surface sur les terrains réservés sans oublier que le tram train Brignais Saint Paul suit le tracé sur les 2/3 du trajet.

Il semblerait que nous ne soyons pas seuls à nous interroger : Lyon Capitale






   Le vélo,une solution pour une économie florissante en ville
https://www.weelz.fr/fr/solution-velo-economie-florissante-ville-londres/










G COLLOMB persiste et signe : article Lyon Capitale




      


Pour comprendre ce qui attend le secteur de Lyon Sud demain avec un échangeur autoroutier :
Les quartiers de Lyon les plus pollués : ici
La carte interactive de Greenpeace : ici




Débat public TOP

Cahiers d'acteurs : cliquez ici

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